La première journée de la 17ème Conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique qui se tient du 28 novembre au 9 décembre à Durban (Afrique du Sud) a été marquée par des positions divergentes entre les Etats-Unis, l’Union européenne et les petits états insulaires directement concernés par les conséquences du réchauffement climatique.

Ces divergences portent sur la forme et le contenu d’un accord qui succèderait au protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. La présidence sud-africaine met l’accent sur ce cadre post-Kyoto mais les chances de le définir cette année sont minces. Pour le MEDEF, cette très faible probabilité doit conduire à négocier directement sur des aspects opérationnels : mesure des émissions, mécanismes de marché, outils financiers…

Point plus prometteur, un panel des Nations Unies a proposé de découpler la poursuite du protocole de Kyoto des mécanismes de crédits CO2 adossés à des projets de Mise en œuvre conjointe (MOC) dans des pays émergents ou en développement, ce qui assurerait une pérennité à ces outils qui jouent un rôle stratégique pour de nombreuses entreprises.

Pour Vincent Chriqui (Conseil d’Analyse Stratégique), on s’oriente cette année vers une nouvelle forme de coopération  » polycentrique » dans laquelle chaque Etat définirait ses propres objectifs de réduction et choisirait ses instruments économiques de lutte contre les changements climatiques.

Pour en savoir plus :

>> Consulter le site officiel de la Conférence de Durban

>> Consulter le site du Major Economies Business Forum